dimanche 17 août 2014

Aubergiste, un bain et une bonne bière !

C'est dimanche. Une belle lumière de ciel bleu nous réveille. Il est 6h00. Je cours dehors faire des photos de l’Asahidake au lever du jour. Mais le jour ici se lève avant 5 heures au mois d’août. Tout de même le sommet est bien dégagé et la lumière du matin est excellente.

Courbe d'expérience, notre deuxième petit dej est sensiblement différent du premier. Nappa, le patron, veut visiblement satisfaire ses clients. Des myrtilles, un oeuf, une vache qui rit locale et tout de même des fondamentaux du Japon pour les accompagner. Le pauvre a du voir en fonction des restes d'hier que certains plats ne passaient pas très bien et il a bougé son menu. Une leçon d'hôtellerie.

Nous partons en voiture pour une exploration locale, direction  Biei et ses fameuses 'patchworks roads'. 

Le patelin se distingue par une sorte de jeu de piste des points de vue surélevés de la région d’où l’on peut observer le paysage (il est aussi connu pour sa glace à la lavande, excellente. Pas de photo, nous avions les mains prises). 

Le premier point de vue est un grand champ de fleurs, qui fait un premier plan sur la chaine de montagne à l'horizon. Les autres arrêts sont plus naturels. L’attraction est très prisée. On verra des cars faire le tour.

Ces paysages ont pour nous un petit goût de déjà vu (montagnes, vallées, verdure…). Tout n’est pas fondamentalement différent au Japon, il n’est pas inutile de s’en rappeler. Après un ou deux arrêts sur le parcours, et quelques surprises antiques, nous changeons notre fusil d’épaule pour passer à la partie ludique de la journée.

Un des loisirs d’été favori des habitants d’Hokkaido est en effet  le Park Golf. A mi-chemin entre le croquet et le golf, il s’agit avec un club unique et dédié à ce ’sport' de pousser une balle de 5 cm de diamètre dans un gros trou distant de 30 à 50 mètres du départ en un minimum de coups bien entendu. Et cela sur un parcours de 18 trous pour l'équivalent de 4 Euros la partie. Chaque village a son Park Golf, il est assez facile de s’y mettre et de jouer en famille. C’est la découverte du jour.  

La partie dure un peu au point que nous pourrions rater notre bain du soir avant le dîner de 18h30 (le 19eme trou en somme). IM-PEN-SABLE ! 

Nous fonçons ventre à terre (et ce n’est pas Léonard qui conduit cette fois) dans un contre-la-montre face au GPS qui au départ ne nous laissait aucune chance pour le bain réparateur.

Nous irons 2 fois plus vite que le calcul satellite, qui respecte la loi et fait le trajet à 80 km/h max avec des portions à 30. Ces entorses nous offriront le temps nécessaire pour faire nos brûlantes ablutions avant le festin du soir.

Nous réclamons à Nappa une Sapporo. Avec une telle soif, What else ?

Le fantasque aubergiste ne décapsule jamais la binousse locale autrement qu’en tapotant la capsule trois fois avec son décapsuleur pour lui faire émettre un ‘chpoup’ à l'ouverture qui après tant d'années l'amuse encore.

Demain, valises et retour à Tokyo, mais tard le soir, il nous reste une journée à Hokkaido.

Et pour l'album complet de la journée, c'est ici.

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