lundi 4 août 2014

Le Shinkansen n'était pas celui de 8h15


Aujourd'hui, nous quittons Kyoto pour Hiroshima, donc nous allons prendre le Shinkansen. Celui de 10h13. Trop bien ! 

Nous découvrons de nouvelles pratiques liées aux transports avec le service de ménage qui salue les passagers en descente avant de préparer en 5 minutes chrono un train de la propreté d'un hôpital. Cette fois nous sommes 4 de front, pas 5. C'est encore mieux pour lire, boire un café, jouer, dormir...


Les contrôleurs passent systématiquement la tête à l'extérieur d'un hublot ouvert lors du départ du train. Ils chaussent même des lunettes spéciales pour faire cela sans risque pour leurs prunelles. Quelle que soit leur technique, cela donne à ces trains ultramodernes un petit côté belle-époque.



A l'arrivée Hugo nous débrouille tramway et plan de ville et nous emmène jusqu'à notre Ryokan. La logeuse est très gentille, possède quelques mots d'anglais et notre chambre-tatamis michel et très typique est à moins de 10 minutes à pieds des sites historiques d'Hiroshima.

Un miso-chicken-rice et 4000 yens plus tard, nous voici prêts à soulever le couvercle d'une marmite bien moins ragoutante, celle de l'histoire d'Hiroshima.


Pas si simple de discuter avec des locaux... En chemin des enfants mènent une enquête pour savoir qui nous sommes, d'où nous venons et ce que nous préférons dans la cuisine japonaise. Un petit très sympa et très déluré (appelons le Hardy) nous aborde avec son binôme (Laurel donc). Christine évoque les Tempura pour la rubrique cuisine, Hardy est aux anges ! Photo-photo.



Hiroshima est très engagée pour le désarmement nucléaire global. Cela parait évident, mais la ville est très ouverte et ne semble pas tourner qu'autour de son site commémoratif pour autant. Toutefois, le musée et le Dôme témoignent de ce qui s'est passé, comment, pourquoi et, sans pathos, vous dégoûte assez bien de la chimère de la N-dissuasion. Le Dôme, ancienne maison de la politique industrielle de la préfecture d'Hiroshima est la seule chose qui resta debout après 8h15, le 6 août 1945. 


Ce jour là, Sasaki Sadako une petite fille d'Hiroshima avait 2 ans 1/2. Elle mourut en 1955 d'une leucémie attribuée sans équivoque à l'explosion. 

Pour éloigner la maladie elle plia en origami 1000 grues ainsi qu'une légende l'incitait à le faire. Peine perdue, mais Sasaki à travers son histoire est devenue un emblème. 

Aujourd'hui encore des milliers de grues en origami sont accrochées sur les portiques dédiés, geste lancé à l'origine par la classe de Sasaki Sadako. 

Clin d'oeil au théâtre d'Antony, Gaby et Christine connaissaient l'histoire pour en avoir vu une pièce tirée de l'histoire voici quelques années déjà.

Et pout l'album photo complet de la journée, c'est ici.

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