mardi 5 août 2014

Cap sur Naoshima

Comme c'est les vacances, ce matin nous jouons avec les transports en commun : tramway depuis notre ryokan pour la gare d'Hiroshima, Shinkansen pour Okayama, train pour Chayamachi, re-train pour Uno, ferry jusqu'à Miyamoura sur l'ile de Naoshima, bus jusqu'à Hommura où nous avons réservé un ryokan pour deux nuits. Même pas mal !

Moins de 3h30 pour plus de 200 km en arrivant sur une ile. La comparaison serait en gros de faire Laval - Belle-Ile dans ce laps de temps... sans voiture. Chaleureuses pensées à Gaël et Hélène et toute la famille au passage. Cet endroit vous plairait à coup sûr.

Fidèles à eux mêmes tous ces moyens de locomotion sont à l'heure, à croire même que les correspondances nous attendent. 

Retour à Hiroshima, départ trop tôt : un très vieux papy nous demande dans le tram d'où nous venons. Disposant d'un très bon anglais, surtout pour un homme de cette génération, il nous dit venir de Tokyo et explique sa présence à Hiroshima par la date du 6 août et sa participation à des réunions et manifestations 'anti-nuke'. Solide !

Nous gagnons la gare de Hiroshima en nous disant que nous aurions pu rester bien davantage ici. Architecture, visites industrielles et musées divers valent bien qu'on passe ici au moins 2 jours. Mais il est trop compliqué de bousculer le programme. On avance.

3h30 plus tard, Naoshima. Naoshima est une petite ile qui vivait (de plus en plus mal) de la pêche jusqu'à ce que le bon Fukutake Koichiro décide au début des années 90 d'y loger sa collec' d'art contemporain. L'homme est à la tête de la société Benesse, très connue pour les éditions et méthodes de langue Berlitz. L'ile attire touristes et autres artistes au point de devenir une des principales destinations de la mer intérieure du Japon. Au delà du musée assez dingue par sa localisation, son archi, sa taille et son contenu (les toiles d'Andy Warhol sont exposées au restau du musée !), des maisons ont été converties en galerie, de nouveaux projets artistiques voient le jour. La citrouille jaune en bord de mer devient l'emblème de l'ile. Des oeuvres et artistes mondialement connus arrivent. L'ile conserve néanmoins son caractère authentique. 


Nous y débarquons à l'heure de déjeuner (photo) et y louons des vélos qui ne savent pas monter tous seuls les côtes les plus difficiles. La plus méchante nous empêchera d'arriver avant la fermeture d'un musée (16% la côte tout de même et sous ces l'attitudes, les % comptent double !). Cet épisode nous servira de leçon pour demain (voir demain).


Nous terminons au musée-hôtel qui, lui, est ouvert tard. Nous allons contempler quelques oeuvres (photos volées...), et une fois sortis, nous profitons de la terrasse. Le musée reste ouvert la nuit pour les clients, dont nous ne sommes pas... dommage. 



La nuit tombe tôt ici, 18h00 peut-être, elle enveloppe de bleu tout le rivage pendant quelques minutes (photo réalisée sans trucage).



Et pout l'album photo complet de la journée, c'est ici.







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