mardi 12 août 2014

Les dentelles du vieux campeur

C'est un peu de pluie qui réveille Matsumoto ce matin. Nous éteignons le réveil et restons au lit, la rando attendra bien l'après-midi. De notre étage la rue ressemble à ces tapis de jeu que les enfants avaient avec d'abondants marquages au sol et des petites voitures bien rangées.

Temps utile, nous faisons les magasins locaux pour les courses de rentrée. Il faut dire que le Japon est le paradis des papèteries et fournitures de bureau (et même des photographes, facile...)


Le temps que l'averse passe et nous récupérons notre Prius pour enfin monter à Kamikochi. Le site est protégé : les 15 derniers kilomètres se font en taxi ou en bus. Nous préférons le taxi, plus flexible et moins cher à 5, mais surtout pour l'occasion qu'il procure de voyager dans la dentelle. Les sièges des taxis en sont tous recouvert ici.



Le site de Kamikochi est un centre de randonnées très connu. Les Japonais y viennent, suréquipés de la tête aux pieds, pour battre les sentiers que le révérend Weston inaugura à la fin du XIXeme siècle. C'est en effet ce missionnaire anglican qui initia le Japon à l'alpinisme et qui baptisa cette région les 'Alpes japonaises'. Sa maison-refuge est encore en activité d'ailleurs. Elle jouxte un étang que surnagent des brumes un peu magiques. Le spot est super beau, on s'attarde.

Les randonneurs ici semblent tous sortir du vieux campeur. Mega sac à dos avec housse de protection, chaussures Gore-Tex, pantalons adaptés, bâtons, guêtres imperméables... le tout en Millet ou North Face. Nous faisons un peu tache en short et baskets, mais tous les randonneurs ne se valent pas et certains sentiers partent pour plusieurs jours un peu à la manière des GR. 

En attendant, nous marchons 10 petits kilomètres entre bord de torrent et en sous-bois. Les paysages sont splendides, la réputation du secteur n'est franchement pas usurpée (ci-contre et montage ci-dessous).



Nous terminons la soirée à Matsumoto dans un restau très sympa. Léo a parfois du mal à fermer l'oeil qui ne fait pas la photo. Nous l'accompagnons dans son effort. Réussi non ? 

En rentrant nous coucher, nous découvrons quelques nouveaux marquages au sol, et notamment celui qui partage le trottoir entre cyclistes et piétons. Ici la route, c'est pour les bagnoles. Au passage nous ne pouvons pas résister à vous montrer une friandise offerte par l'hôtel à Léonard. Trop dommage, les adultes n'y avaient pas doit (cliquez pour agrandir).



Et pour voir l'album complet de la journée, cliquez ici.

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