Bien que son anglais soit assez lent et qu’elle bute sur certains mots, la discussion avec elle est totalement différente d'avec les autres japonais que nous avons pratiqués jusqu'alors. Ses conseils touristiques étaient très pertinents, elle ferait sans doute une excellente guide.
Contrairement à ce que nous avons expérimenté, on sent bien qu’elle comprend parfaitement notre discours et même qu’elle anticipe nos questions. Elle finit par nous dire qu’elle a été étudiante en arts aux US et qu’elle y retourne chaque année pour y voir ses enfants.
Elle est arrivée à Naoshima voici 3 ans. A part cela, on n’en saura pas plus.
Son ryokan, quant à lui, ressemble plus à une chambre chez l’habitant qu’à un véritable gite et ce n’est pas aussi net que ce à quoi les japonais nous ont habitué jusqu’alors. Ce qui est traditionnel ici, c'est la hauteur des portes et là nous avons été 2 à nous en souvenir douloureusement.Lorsqu'enfin je lui demande de poser rapido pour moi, elle dit en riant ne jamais se laisser prendre en photo ; mais j’ai le temps d’attraper son beau sourire à la sauvette sans même qu’elle ne s’en rende compte. Merci Fuji. Elle termine par un gentil compliment en nous disant qu'elle nous trouve très bien organisés. Elle partage sa surprise de nous voir prêts si rapidement le matin. Il faut dire que sur une ile, ce n'est pas toi qui règles le réveil, c'est le ferry.

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