samedi 9 août 2014

Grand écart du lotus à l'AKB48

Journée à Tokyo aujourd'hui. Un petit réveil vers 9h00, petit dej à l'appartement et nous sommes au Starbucks de Shibuya pour un café vers 11h00. Des canadiens en transit entre Vietnam et Quebec via Chicago nous abordent ; ils cherchent à découvrir un quartier de la ville pour les quelques heures dont ils disposent à Tokyo. Très sympas, accent comme on aime, nous passons ensemble le temps d'un café à partager nos petits tuyaux.

Nous sautons dans la ligne de métro Yamanote pour le quartier de Ueno, à l'opposé de Shibuya. Tokyo étant environ 20 fois plus grande que Paris, quand on dit 'opposé' et qu'on y arrive en 30 minutes, c'est pas mal non ? Ueno est très différent de Shibuya. Temples, parcs et musées s'y concentrent. Nous y rencontrons un moine peut être qui nous guide dans la zone des temples avant que nous ne traversions une rue pour le musée national des arts occidentaux. Bordé de sculptures de Rodin, le bâtiment dessiné par le Corbusier dans les années 50 est aujourd'hui inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco. 





S'ensuit le musée national de Tokyo, le musée national des sciences qu'annonce une baleine bleue plantée devant l'entrée. Nous ne visiterons pas ces musées. Nous arrivons un peu plus loin près d'un autre temple, en pleine ville où l'enchainement de toris se prête bien au jeu de quelques photos. 





Droite, gauche, droite et nous arrivons au parc de Ueno caractérisé notamment par ses étangs entièrement recouverts de Lotus. Spectacle épatant et reposant. Les grands immeubles modernes en bordure du parc coexistent avec des cabanes de vieilles planches et ce véritable champ de lotus. 



Nous décidons d'y trouver quelque chose à manger tandis qu'Hugo satisfait les besoins en photographe d'une famille en goguette. C'est samedi, et la proximité d'un temple avec le champ de lotus attire du monde.



Une échoppe locale qui a sans doute échappé à tous les contrôles vet' nous fournit en brochettes tandis que le tenancier prépare des poulpes sur sa plancha de tôle avec un bon cutter. 

Fraternelles pensées à Etienne au moment de faire ces quelques photos : au Japon les chauffeurs de taxi portent des gants, mais les marchands du temple n'en prennent guère.


Nous glissons un peu plus loin dans les rues commerçantes d'Ameya-Yokocho qui bordent le parc et nous y dénichons dans un magasin des petites fournitures de papeterie inexistantes en France. A peine plus loin, nous trouvons même les baskets de Léo pour la rentrée. Deal !




Un goûter plus tard, et pour équilibrer la journée, nous prenons le métro (une station) en direction d'Akyabara. 

La nuit tombe, ce qui va nous permettre de vérifier la pertinence du surnom du quartier : Electric Town. 



Ici ça brille, ça flashe, ça amplifie, ça grouille de partout. On trouve tout ce que le monde de l'électronique, de la hifi, de la photo... peut proposer. Rien qu'en coques d'iphone, plusieurs rayons analogues à celui de cette photo vous plongent dans l'embarras du choix... si vous avez un iphone bien entendu.




C'est aussi ici que se produit le groupe de filles phénomène pop des 10 dernières années au Japon : AKB48. Non ce n'est pas un fusil d'assaut, mais ça ressemble à une arme secrète quand même. Formé en 2005, le girls band de 60 filles très jeunes (à partir de 13 ans) se renouvelle régulièrement. Le succès de leur spectacle musical est tel que le groupe est désormais propriétaire de son théâtre dans le quartier et qu'un café boutique y écoule toutes sortes de marchandises dérivées, à la limite (allègrement franchie) de la perversion. Calendriers, DVD, porte clé, éventails... nous montrent les filles en maillot de bains ou en dessous. C'est aussi cela le Japon apparemment. La file d'attente à la caisse est impressionnante, ce qui l'est davantage, c'est sa composition : peu d'aficionados du même âge que les artistes et un maximum de bon pères de famille. 

Pour terminer la journée, retour dans 'notre quartier'. Il nous reste les courses du soir à faire. Nos petites habitudes au food show, excellente adresse de François, nous mènent dans le dédale de nourriture super fraiche des sous-sols de Shibuya. Les caissières (photo) sortent tout droit de la Compassion (private joke mes amis... explications garanties à la rentrée pour ceux qui en feront la demande).

Nous ne prendrons le poulpe qu'en photo, l'idée étant de satisfaire tout le monde et de ne pas allumer un BBQ. Tempura, sushis, légumes et fruits composent notre festin de ce samedi. 

Demain, direction Nikko, lever 6h30. Nous espérons que la queue du typhon annoncé plus au sud ne déversera pas trop de pluie sur nous. En remontant à Nikko, nous avons bon espoir que ce ne sera en effet pas le cas.

Et pour l'album photo complet de la journée, c'est ici.

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